Les Iles Chausey

 

 

ETUDE DE LA DYNAMIQUE

D’ESPECES VEGETALES PATRIMONIALES

ILES CHAUSEY

 

 

Trèfle raide (Trifolium strictum)

 

 

 

 

 

 

Novembre 2017

Réalisation : Claudine FORTUNE

Relecture : Catherine Pallard

 

 

 

SOMMAIRE

 

1. INTRODUCTION

 

 

2. MÉTHODOLOGIE

 

 

3. RÉSULTATS

 

 

3.1. CARRE PERMANENT N°1

 

3.2. CARRE PERMANENT N°2

 

3.3. CARRE PERMANENT N°3

 

3.4. CARRE PERMANENT N°4

 

3.5. CARRE PERMANENT N°5

 

3.6. CARRE PERMANENT N°6

 

3.7. CARRE PERMANENT N°7

 

3.8. CARRE PERMANENT N°8

 

3.9. CARRE PERMANENT N°9

 

3.10. OBSERVATIONS DIVERSES

 

3.11. SYNTHÈSE GÉNÉRALE

 

3.12. INTERVENTIONS  A RÉALISER EN 2017 ET PRÉCONISATIONS DE GESTION

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

ANNEXES

 

 

LISTE DES ESPECES VEGETALES PRESENTES DANS LES CARRES PERMANENTS

 

 

 

 

 

ETUDE DE LA DYNAMIQUE D’ESPECES VEGETALES

 

PATRIMONIALES -  ILES  CHAUSEY - 2017

 

 

 

1. INTRODUCTION

La présente étude concerne le suivi de la dynamique d’espèces végétales patrimoniales sur la propriété de la S.C.I. de Chausey par l’intermédiaire de carrés permanents.

2. MÉTHODOLOGIE

Quatre carrés permanents à vocation expérimentale, matérialisés par des repères durables, ont été installés en juin 2011 en milieu dunaire sur la Grande Île. Ils comportent des espèces protégées : l’œillet de France (Dianthus gallicus) et le géranium sanguin (Geranium sanguineum) dont le développement était concurrencé par d’autres espèces végétales à plus forte dynamique.

La végétation de ces carrés permanents et d’une bande périphérique attenante a été fauchée/débroussaillée et exportée en septembre/octobre 2011.

Afin de limiter le développement des ronces, cette intervention a été renouvelée fin octobre 2012 et fin septembre 2013 dans le carré permanent n°4 et une bande périphérique attenante.

L’étude diachronique de ces carrés permanents est destinée notamment au suivi de ces espèces protégées et des espèces à forte dynamique, suite à ces interventions.

Ces quatre carrés permanents ont été étudiés pour la septième fois en 2017.

Cinq autres carrés permanents également matérialisés par des repères durables ont été installés en juin 2012. Ils sont destinés au suivi de deux trèfles protégés : le trèfle raide (Trifolium strictum) et le trèfle de Boccone (Trifolium bocconei), et de la gesse sphérique (Lathyrus sphaericus) qui n’est connue en Basse-Normandie qu’à Chausey.

Les deux carrés permanents à gesse sphérique (Lathyrus sphaericus) ont été implantés dans des secteurs où son développement était concurrencé par d’autres espèces végétales.

Un de ces carrés a été installé sur le tombolo de la Grande Île et l’autre sur Grand Romont. La végétation de ces deux carrés et d’une bande périphérique attenante a été coupée et exportée fin octobre 2012  pour le premier carré et début février et fin novembre 2013 pour le second.

Ces deux carrés sont destinés notamment au suivi de la gesse sphérique (Lathyrus sphaericus) et des espèces à forte dynamique, suite à ces interventions.

Un carré permanent a été implanté au sein d’une population de trèfle raide (Trifolium strictum) située en bordure d’un chemin arrière-dunaire.

Deux autres carrés permanents ont été installés au sein d’une prairie superficiellement décapée en 2006, lors des travaux de lagunage.

Un de ces carrés a été implanté dans un secteur de végétation à trèfle de Boccone (Trifolium bocconei) comportant aussi un peu de trèfle raide (Trifolium strictum).

L’autre carré a été installé dans un secteur de végétation qui était plus dense, et donc moins favorable au développement des deux trèfles protégés. Ce carré à vocation expérimentale a été décapé en surface fin septembre 2012, afin de créer des conditions de milieu potentiellement favorables au développement de ces trèfles protégés.

Ces cinq carrés permanents ont été étudiés pour la sixième fois en 2017.

Chaque carré permanent a fait l’objet d’un relevé de type phytosociologique où chaque espèce est affectée d’un coefficient d’abondance-dominance selon l’échelle de Braun-Blanquet.

 

Échelle d’abondance-dominance de Braun-Blanquet, 1932 :

Coefficient

 

5

Recouvrement compris entre 75 et 100 %

4

Recouvrement compris entre 50 et 75 %

3

Recouvrement compris entre 25 et 50 %

2

Recouvrement compris entre 5 et 25 %

1

Recouvrement inférieur à 5 %

 

Le coefficient « + » est rajouté par certains phytosociologues pour les recouvrements très faibles et le coefficient « i » pour désigner un seul individu.

Pour chaque relevé, sont également notés le recouvrement total de la végétation (en %) et les hauteurs moyenne et maximale de la végétation.

Les carrés permanents sont étudiés tous les ans à la même époque.

La détermination des taxons est essentiellement faite sur le terrain, à l’aide de différentes flores mentionnées dans la bibliographie. Cependant, certains taxons d’identification plus délicate peuvent faire l’objet d’une étude au laboratoire, à la loupe binoculaire et/ou au microscope.

Précisions concernant les dénombrements effectués au sein des carrés permanents : lorsque c’est concrètement réalisable, un comptage du nombre de pieds présents dans les carrés permanents est réalisé pour les espèces patrimoniales. Dans la mesure du possible, le dénombrement concerne le nombre de pieds. Toutefois, lorsque la végétation est très dense et/ou lorsque l’architecture de la plante n’est pas favorable, le comptage concerne alors le nombre de tiges.

Les interventions de gestion programmées dans les carrés permanents (débroussaillage/  fauchage manuel ou à la débroussailleuse, décapage, exportation...) ont été réalisées par Arnaud Antoine.

 

3. RÉSULTATS

 3.1. CARRÉ PERMANENT N°1

Ce carré permanent a été implanté en juin 2011, dans un secteur de dune de l’Anse à Gruel dominé par l’oyat (Ammophila arenaria) où la fougère aigle (Pteridium aquilinum) était bien présente.

Il comporte une population d’œillet de France (Dianthus gallicus), espèce protégée au niveau national, dont le développement était gêné par l’oyat (Ammophila arenaria) et par la fougère aigle (Pteridium aquilinum).

L’oyat (Ammophila arenaria) avait été introduit à Chausey dans le but de fixer les dunes.

La végétation de ce carré permanent ainsi que celle d’une bande de cinq mètres autour du carré ont été coupées en septembre 2011. Les produits végétaux coupés ont été ramassés et évacués du site.

L’étude diachronique de ce carré permanent est notamment destinée au suivi de la dynamique de l’œillet de France (Dianthus gallicus) et de l’oyat (Ammophila arenaria) suite à cette intervention.

 

Date  du relevé

09/06

2011

08/06

2012

03/06

2013

03/06

2014

02/06

2015

07/06

2016

01/06

2017

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

80 %

90 %

98 %

99 %

99 %

100 %

Hauteur moyenne

45 cm

20 cm

25 cm

35 cm

40 cm

40 cm

45 cm

Hauteur maximum

107 cm

71 cm

73 cm

84 cm

98 cm

126 cm

113 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

Ammophila arenaria

4

2

2

2

3

3

3

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de  frondes

Hauteur maximale en cm

3

37

90

3

76

56

3/(3)

61

60

4/(3)

72

68

4/(3)

74

52

4/(3)

59

79

4/(3)

65

84

Dianthus gallicus

2

1

1

2

2

2

2

Galium cf verum  (b)

1

1

1

1

1

1

1

Rubia peregrina

1

1

2

2

2

2

3

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

+

+

+

+

+

+

 

Vicia sativa s. l.

1

1

+

1

1

1

1

Silene nutans

1

1

1

1

2

2

2

Rumex acetosella

i

1

+

1

+

+

 

Lonicera periclymenum

1

+

1

1

1

1

1

Poterium sanguisorba (Sanguisorb­a minor)

1

1

1

1

2

1

1

Brachypodium pinnatum s. l.

1

2

2

2

2

2

2

Geranium purpureum

+

1

1

1

+

+

 

Rosa spinosissima (Rosa pimpinellifolia)

+

+

1

1

1

1

+

Rubus sp.

+

+

+

+

+

+

 

Dactylis glomerata

1

1

1

1

1

1

1

Festuca gr. rubra

1

+

1

1

1

1

1

Hedera helix s. l.

1

+

+

1

1

1

1

Euphorbia segetalis subsp. portlandica (Euphorbia portlandica)

i

i

1

1

1

1

+

Lotus corniculatus

1

2

2

2

1

1

1

Hypochoeris radicata

i

1

2

2

2

2

2

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

i

+

1

1

i

i

+

Avenula pubescens

i

+

1

+

+

+

+

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

+

+

 

 

+

+

+

Ervum tetraspermum (Vicia tetrasperma)

+

+

 

 

 

 

 

Poa pratensis

 

+

+

+

+

+

+

Hyacinthoides non-scripta

 

i

i

 

 

 

i

Cuscuta epithymum

 

+

 

1

 

 

 

Hieracium officinarum (Hieracium pilosella)

 

i

1

1

1

1

1

Ligustrum vulgare

 

+

1

1

2

2

2

Anthoxanthum odoratum

 

+

1

1

+

1

+

Luzula campestris

 

i

 

i

 

+

+

Senecio sylvaticus

 

i

 

 

 

 

 

Sonchus oleraceus

 

+

+

+

 

+

 

Jasione montana s. l.

 

 

i

1

1

1

1

Holcus lanatus

 

 

1

1

+

+

+

Crepis capillaris

 

 

1

1

+

 

 

Aira caryophyllea s. l.

 

 

+

+

+

+

 

Ranunculus bulbosus

 

 

 

 

+

+

i

Erigeron sp. (Conyza sp.) (c)

 

 

 

 

+

 

 

Carex arenaria

 

 

 

 

+

+

i

Elytrigia sp.

 

 

 

 

 

 

i

Nombre total de taxons

25

34

33

34

35

35

31

 

(a)   Le premier chiffre en noir de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes des années précédentes présentes dans ce carré permanent en juin. Il n’y avait pas de frondes mortes ici en juin 2012.

(b)   A l’état végétatif.

(c)    Très jeunes pieds.

 

Carré permanent n°1  le 1er juin 2017

 

Comparaison des données recueillies en 2016 et 2017

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Le recouvrement total de la végétation a très légèrement augmenté. Il est désormais doté de sa valeur maximale, comme en 2011 avant le fauchage avec exportation. La hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 5 cm, elle a atteint la même valeur qu’avant l’intervention de 2011. La hauteur maximale de la végétation a diminué de 13 cm. En 2016, cette valeur était due à une inflorescence de dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) alors qu’en 2017 elle est due à une feuille d’oyat (Ammophila arenaria).

Évolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons observés dans le carré permanent n°1 est passé de 35 en 2016 à 31 en 2017. Rappelons que ce nombre était identique en 2015 et 2016 et qu’il s’agissait de la valeur la plus élevée observée dans ce carré permanent. Le nombre initial relevé en juin 2011 avant que la végétation ne soit coupée et exportée était de 25 taxons.

Apparition de taxons

L’apparition d’un pied de chiendent (Elytrigia sp.) constitue une nouveauté pour le carré permanent n°1. Un pied de jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) a été recensé de nouveau en 2017 alors que la dernière observation de cette espèce remonte ici à 2013.

Disparition de taxons

Six taxons observés en très faible quantité en 2016 n’ont pas été revus cette année. Il s’agit de la vesce hérissée (Ervilia hirsuta), de la canche caryophyllée (Aira caryophyllea s.l.), du géranium pourpre (Geranium purpureum), du laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus), de la petite oseille (Rumex acetosella) et de la ronce (Rubus sp.).

Les deux premiers taxons sont annuels, les deux suivants annuels à bisannuels (selon certains auteurs) et les deux derniers sont vivaces.

La canche caryophyllée (Aira caryophyllea s.l.) et le laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus) étaient apparus après le fauchage avec exportation de 2011 alors que les quatre autres taxons étaient déjà présents dans ce carré permanent avant cette intervention.

Taxons  ayant progressé

La comparaison des informations recueillies en 2016 et 2017 montre que deux espèces ont progressé d’un coefficient d’abondance-dominance : le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) et la garance voyageuse (Rubia peregrina). Rappelons que cette dernière espèce est protégée en Basse-Normandie. Elle a progressé ici de deux coefficients d’abondance par rapport à 2011.

Taxons ayant régressé

Cinq taxons ont régressé d’un coefficient d’abondance-dominance au sein du carré permanent n° 1 : la rose pimprenelle (Rosa spinosissima), l’euphorbe de Portland (Euphorbia portlandica), la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum), la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus), la laîche des sables (Carex arenaria)

Remarques

Depuis 2014, la fougère aigle (Pteridium aquilinum) est pourvue du coefficient d’abondance-dominance immédiatement supérieur à celui qui lui avait été attribué en 2011 et l’œillet de France (Dianthus gallicus) est doté du même coefficient d’abondance-dominance qu’en 2011. L’oyat (Ammophila arenaria) n’a pas encore atteint le coefficient d’abondance-dominance qu’il avait initialement avant l’intervention.

Synthèse

La végétation est un peu plus dense et globalement un peu plus haute que l’année dernière.  

Presque six ans après que la végétation a été coupée et exportée, le recouvrement total et la hauteur moyenne de la végétation ont retrouvé des valeurs identiques à celles qui avaient été relevées en 2011 avant le fauchage avec exportation.

Bien que le nombre total de taxons ait diminué dans le carré permanent n°1, il reste cependant plus élevé qu’avant l’intervention de 2011.

L’oyat (Ammophila arenaria) reste moins dense ici qu’initialement.

La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est plus abondante ici qu’en 2011.

La garance voyageuse (Rubia peregrina) est ici beaucoup plus abondante qu’initialement. Elle a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à juin 2011.

L’œillet de France (Dianthus gallicus) avait régressé d’un coefficient d’abondance-dominance suite au fauchage avec exportation, mais depuis 2014 il est doté du coefficient d’abondance-dominance qu’il avait initialement en 2011 avant cette intervention.

 

3.2. CARRÉ PERMANENT N°2

Le carré permanent n°2 a été installé en juin 2011, dans un fourré très dense de troène (Ligustrum vulgare) et de ronces (Rubus sp) de la dune de l’Anse à Gruel. Il comportait une population de géranium sanguin (Geranium sanguineum), espèce protégée en région Basse-Normandie, plus ou moins étouffée par les fourrés.

Ce carré a été débroussaillé en septembre 2011, ainsi qu’une bande périphérique de cinq mètres. Le produit issu de cette intervention a été ramassé et évacué du site.

Le suivi de ce carré au cours du temps est destiné notamment à étudier la dynamique du géranium sanguin (Geranium sanguineum) et de la végétation suite à cette intervention.

 

 

Date  du relevé

09/06

2011

06/06

2012

07/06

2013

04/06

2014

03/06

2015

07/06

2016

01/06

2017

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

75 %

95 %

98 %

99 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

60 cm

20 cm

25 cm

30 cm

35 cm

35 cm

40 cm

Hauteur maximum

120 cm

60 cm

76 cm

90 cm

102 cm

121 cm

111 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

Ligustrum vulgare

5

3

3

4

4

4

4

Rubus sp

2

1

2

2

2

2

2

Geranium sanguineum

2

2

3

3

3

3

4

Ammophila arenaria 

2

1

1

2

2

2

2

Rubia peregrina

2

1

2

2

2

2

2

Avenula pubescens

+

+

+

+

+

1

1

Brachypodium rupestre

+

1

1

1

1

1

1

Galium cf. verum  (a)

1

1

1

1

1

1

1

Hedera helix s. l.

2

2

2

2

2

3

3

Festuca gr. rubra

1

1

1

1

2

2

2

Lonicera periclymenum

+

 

 

 

 

 

+

Dactylis glomerata

+

1

1

1

+

+

+

Carex arenaria

+

+

+

+

+

+

+

Pteridium aquilinum (b)

Nombre de frondes

Hauteur maximale en cm

+

1

 

1

2

42

1/(1)

6

55

1/(1)

3

50

2/(1)

4

62

1/(1)

3

56

2/(1)

4

72

Poterium sanguisorba (Sanguisorb­a minor)

+

1

1

1

1

1

1

Elytrigia cf. acuta (Elytrigia cf. atherica)

+

+

+

+

+

+

+

Geranium purpureum

 

1

1

1

+

i

 

Silene nutans

 

1

2

2

2

1

1

Poa pratensis

 

+

+

+

+

+

+

Vicia sativa s. l.

 

+

+

+

1

1

 

Papaver dubium

 

i

 

 

 

 

 

Anthriscus sylvestris

 

i

 

+

 

 

 

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

 

+

+

+

 

 

 

Ulex europaeus

 

 

1

1

2

2

2

Lotus corniculatus

 

 

+

+

+

+

+

Luzula campestris

 

 

1

+

 

i

 

Anthoxanthum odoratum

 

 

1

1

1

1

1

Hyacinthoides non-scripta

 

 

+

 

 

+

i

Achillea millefolium

 

 

+

+

1

1

1

Valerianella locusta

 

 

i

 

 

 

 

Ranunculus bulbosus

 

 

i

1

+

+

i

Jasione montana s. l.

 

 

+

1

1

+

 

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

 

 

 

1

1

1

i

Hypochoeris radicata

 

 

 

i

 

 

 

Aira praecox

 

 

 

+

 

 

 

Crepis capillaris

 

 

 

 

1

1

 

Nombre total de taxons

16

22

29

31

27

29

25

 

(a)   A l’état végétatif.

(b)   Le premier chiffre en noir de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes des années précédentes présentes dans ce carré permanent en juin. Il n’y avait pas de frondes mortes ici en juin 2012. En juin 2011, elles n’ont pas été relevées en raison de la très forte densité du fourré ; il en est de même pour la hauteur maximale.

 

Carré permanent n°2  le 1er juin 2017

 

Comparaison des données recueillies en 2016 et 2017

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Le recouvrement total de la végétation conserve sa valeur maximale déjà atteinte en 2016. La hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 5 cm alors que la hauteur maximale a diminué de 10 cm. En 2016, cette dernière valeur était  liée à une inflorescence d’avoine pubescente (Avenula pubescens) alors qu’en 2017 elle est due à une feuille d’oyat (Ammophila arenaria).

Dans ce carré permanent, la végétation occupe encore globalement un volume moins important qu’avant le débroussaillage.

Évolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons présents dans ce carré permanent est passé de 29 en 2016 à 25 en 2017. Rappelons que ce nombre avait atteint sa valeur la plus élevée en 2014 avec un total de 31 taxons. Le nombre initial relevé ici en 2011 avant le débroussaillage était de 16 taxons.

Apparition de taxons

Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum), qui n’avait pas été revu ici pendant cinq ans, a été observé de nouveau en très faible quantité. Il avait déjà été recensé ici en très faible quantité en 2011 avant  que la végétation ne soit coupée et exportée, puis il avait disparu suite à cette intervention.

Aucune espèce nouvelle n’a été observée dans ce carré permanent en 2017.

Disparition de taxons

Cinq taxons n’ont pas été revus dans le carré permanent n°2 en 2017. Il s’agit  de la vesce cultivée (Vicia sativa s.l.), du crépis verdâtre (Crepis capillaris), de la jasione des montagnes (Jasione montana s. l.), de la luzule des champs (Luzula campestris) et du géranium pourpre (Geranium purpureum).

En 2016, les deux premiers taxons avaient été observés en faible quantité et le suivant en très faible quantité. Les deux derniers taxons n’étaient représentés chacun que par un seul pied.

Ces cinq taxons étaient absents du carré permanent n°2 en juin 2011, ils n’y étaient apparus qu’après le débroussaillage.

Taxons  ayant progressé

La comparaison des relevés effectués en 2016 et 2017 montre que deux taxons ont progressé d’un coefficient d’abondance-dominance au sein de ce carré permanent : le géranium sanguin (Geranium sanguineum) et la fougère aigle (Pteridium aquilinum).

Le géranium sanguin (Geranium sanguineum) est protégé en Basse-Normandie ; il a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance depuis le débroussaillage. Avant l’intervention de 2011, il était doté du coefficient 2, correspondant à un recouvrement de 5 à 25 %, alors qu’en 2017, il est doté du coefficient 4, correspondant à un recouvrement de 50 à 75 %.

En juin 2017, les frondes de la fougère aigle (Pteridium aquilinum) sont de taille particulièrement élevée par rapport aux années antérieures. Cela est dû à un développement plus précoce de cette espèce en 2017, qui est  à mettre en relation avec les chaleurs de ce printemps.

Taxons  ayant régressé

D’après la comparaison des informations collectées en 2016 et 2017, trois taxons ont régressé dans le carré permanent n°2 : la jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta), la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus) et la vesce hérissée (Ervilia hirsuta). Les deux premiers taxons ont régressé d’un coefficient d’abondance-dominance et le dernier de deux coefficients.

Remarques

Depuis 2014, l’oyat (Ammophila arenaria) est doté ici du même coefficient d’abondance-dominance qu’avant le débroussaillage. Il en est de même pour les ronces (Rubus sp.) et la garance voyageuse (Rubia peregrina) depuis 2013.

Depuis 2014, le troène commun (Ligustrum vulgare) est doté du coefficient d’abondance-dominance immédiatement inférieur à celui qu’il avait avant le débroussaillage. Rappelons qu’en juin 2011, avant cette intervention, il était doté du coefficient d’abondance-dominance maximal.

Synthèse

La végétation est ici globalement un peu plus haute que l’année dernière, cependant elle occupe encore un volume moins important qu’avant le débroussaillage de 2011.

On note une diminution du nombre total de taxons présents dans ce carré permanent. Ce nombre reste cependant beaucoup plus élevé qu’avant l’intervention de 2011.

L’oyat (Ammophila arenaria) et les ronces (Rubus sp.), depuis 2014, et la garance voyageuse (Rubia peregrina), depuis 2013, sont aussi abondants qu’initialement en 2011.

La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est plus abondante ici qu’avant le débroussaillage.

Presque six ans après le débroussaillage, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) est beaucoup plus abondant ici qu’il ne l’était avant cette intervention. Il a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à juin 2011.

 

3.3. CARRÉ PERMANENT N°3

Ce carré permanent a été  implanté en juin 2011 dans un secteur dunaire de l’Anse à Gruel où l’oyat (Ammophila arenaria) était globalement très dense et où la fougère aigle (Pteridium aquilinum) était bien présente. Le géranium sanguin (Geranium sanguineum) était concurrencé, ici, par ces deux espèces.

La végétation du carré n°3 et d’une bande périphérique de cinq mètres a été coupée, puis exportée, en septembre 2011.

L’étude de ce carré permanent au fil des ans est destinée, notamment, à suivre la dynamique du géranium sanguin (Geranium sanguineum) et de l’oyat (Ammophila arenaria) suite à cette intervention.

 

Date  du relevé

09/06

2011

08/06

2012

07/06

2013

03/06

2014

03/06

2015

06/06

2016

31/05

2017

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

85 %

100 %

100 %

100 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

60 cm

30 cm

40 cm

50 cm

55 cm

60 cm

65 cm

Hauteur maximum

135 cm

85 cm

111 cm

112 cm

128 cm

136 cm

120 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

Ammophila arenaria

3

2

3

3

3

4

4

Geranium sanguineum

3

3

4

4

4

4

4

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de  frondes

Hauteur maximale en cm

3

26

94

3

59

65

3/(2)

47

72

3/(2) 

48

87

4/(2)

87

49

4/(2)

48

82

4/(2)

70

102

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

1

+

1

1

i

+

+

Vicia sativa s. l.

1

1

+

1

1

1

+

Hedera helix s. l.

1

1

1

+

1

+

+

Galium cf. verum  (b)

1

1

2

1

2

1

1

Dactylis glomerata

2

2

2

2

1

1

1

Rubia peregrina

1

1

1

1

2

2

2

Poterium sanguisorba (Sanguisorb­a minor)

1

1

1

1

1

1

1

Silene nutans

1

1

2

2

2

2

2

Carex arenaria

1

1

1

1

+

+

1

Anthoxanthum odoratum

1

1

1

1

1

1

+

Festuca gr. rubra

1

1

1

1

1

1

1

Rosa spinosissima (Rosa pimpinellifolia)

+

+

1

1

1

1

1

Poa pratensis

i

+

+

+

 

 

 

Elytrigia cf. acuta (Elytrigia cf. atherica)

+

+

+

+

+

+

+

Prunus spinosa

+

1

1

1

1

1

1

Brachypodium rupestre

+

1

1

1

1

1

1

Geranium purpureum

 

2

+

1

i

+

i

Trifolium scabrum

 

+

 

 

 

 

 

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

 

+

+

+

+

+

+

Hypochoeris radicata

 

+

1

 

 

 

 

Crepis capillaris

 

+

1

1

 

 

 

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

 

+

1

+

 

 

+

Hypericum perforatum

 

+

1

1

1

1

1

Agrostis cf. stolonifera

 

1

1

1

1

+

+

Euphorbia segetalis subsp. portlandica (Euphorbia portlandica)

 

+

1

1

1

 

 

Sonchus asper

 

i

 

 

 

 

 

Luzula campestris

 

1

1

+

 

+

+

Aira caryophyllea s. l.

 

+

 

 

 

 

 

Carex caryophyllea

 

 

+

i

 

i

 

Ranunculus bulbosus

 

 

i

1

1

+

i

Jasione montana s. l.

 

 

i

 

 

+

 

Trifolium campestre

 

 

+

 

 

 

 

Orobanche minor

 

 

 

i

 

 

 

Daucus carota

 

 

 

 

 

+

+

Nombre total de taxons

19

31

32

30

24

27

26

 

(a)           Le premier chiffre en noir de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes des années précédentes présentes dans ce carré permanent lors de la réalisation du relevé. Il n’y avait pas de frondes mortes ici en juin 2012.

 

(b)   A l’état végétatif.

 

 

Carré permanent n°3  le 31 mai 2017

 

Comparaison des données recueillies en 2016 et 2017

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Dans le carré permanent n°3, le recouvrement total de la végétation a atteint sa valeur maximale depuis 2013.

La hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 5 cm  en un an alors que la hauteur maximale a diminué de 16 cm. La baisse de cette dernière valeur est due à la présence d’une inflorescence de dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) de plus faible taille au printemps 2017 qu’en 2016 à la même époque.

La hauteur moyenne de la végétation relevée en 2017 est plus élevée qu’en 2011, avant que la végétation ne soit coupée et exportée.

Évolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons présents dans le carré permanent n° 3 est passé de 27 en 2016 à 26 en 2017. Ce nombre avait atteint sa valeur la plus grande en 2013 avec un total de 32 taxons. En 2011, avant que la végétation ne soit coupée et exportée, le nombre total de taxons relevé ici était de 19 taxons.

Apparition de taxons

Le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris), qui n’avait pas été revu dans le carré permanent n°3 depuis 2014, a été observé en très faible quantité ici en 2017. Il était absent de ce carré permanent en  2011 avant que la végétation ne soit coupée et exportée. L’ouverture du milieu due à cette intervention avait permis son apparition ici.

Aucune espèce nouvelle n’a été observée ici en 2017.

Disparition de taxons

Deux taxons observés ici en 2016 n’ont pas été revus en 2017 : la jasione des montagnes (Jasione montana s.l.) et la laîche printanière (Carex caryophyllea). Ce dernier taxon n’était représenté que par un seul pied et la jasione des montagnes (Jasione montana s.l.) avait été observée en très faible quantité. Ces deux taxons étaient apparus ici en 2013 grâce à l’ouverture du milieu due au fauchage avec exportation de 2011.

Taxons  ayant progressé

D’après la comparaison des informations collectées ici en 2016 et 2017, la laîche des sables (Carex arenaria) a progressé d’un coefficient d’abondance-dominance.

Taxons  ayant régressé

Quatre taxons ont régressé d’un coefficient d’abondance-dominance au sein de ce carré permanent. Il s’agit de la vesce cultivée (Vicia sativa s.l.), de la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum), du géranium pourpre (Geranium purpureum) et de la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus).

Remarques

Depuis 2013, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) est pourvu du coefficient d’abondance-dominance immédiatement supérieur à celui qui lui avait été attribué initialement en 2011 avant que la végétation ne soit coupée et exportée.

C’est également le cas depuis 2016 pour l’oyat (Ammophila arenaria), et pour la fougère aigle (Pteridium aquilinum) depuis 2015. En 2017, lors du relevé, cette dernière espèce était nettement plus haute que les années précédentes à la même époque en raison d’un développement plus précoce lié aux chaleurs du printemps 2017.

Synthèse

La végétation du carré permanent n°3 est aussi dense mais cependant un peu plus haute qu’avant l’intervention de 2011.

Le nombre total de taxons observés dans ce carré permanent reste nettement plus élevé qu’avant le fauchage avec exportation.

L’oyat (Ammophila arenaria), depuis 2016, et la fougère aigle (Pteridium aquilinum), depuis 2015, sont plus abondants ici qu’avant l’intervention de 2011.

Depuis 2013, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) est plus abondant ici qu’avant le fauchage avec exportation et il le reste encore presque six années après cette intervention, bien que l’oyat (Ammophila arenaria) et la fougère aigle (Pteridium aquilinum) aient progressé. 

 

 

3.4. CARRÉ PERMANENT N°4

Le carré permanent n°4 a été installé en 2011 au sein d’un fourré dense situé près de la base du tombolo. Les ronces (Rubus sp.) étaient ici dominantes et une population de géranium sanguin (Geranium sanguineum) était en voie d’étouffement par le fourré.

Ce carré et une bande périphérique de 5 mètres ont été débroussaillés début octobre 2011 ; le produit issu de cette intervention a été exporté.

Afin de limiter le développement des ronces, la végétation a de nouveau été coupée puis exportée fin octobre 2012 et fin septembre 2013 dans ce carré permanent et une bande périphérique (2 m en 2012 et 3 m en 2013).

L’étude de ce carré permanent chaque année a pour but de suivre la dynamique du géranium sanguin (Geranium sanguineum) et de la végétation suite à ces interventions

 

Date  du relevé

10/06

2011

08/06

2012

05/06

2013

04/06

2014

04/06

2015

09/06

2016

01/06

2017

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

98 %

95 %

99 %

99 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

80 cm

30 cm

25 cm

25 cm

30 cm

35 cm

40 cm

Hauteur maximum

150 cm

95 cm

80 cm

96 cm

85 cm

107 cm

100 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

Rubus sp.

4

3

2

2

2

2

3

Geranium sanguineum

3

3

4

4

4

4

4

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de  frondes

Hauteur maximale en cm

3

33

150

3

58

62

2

36

62

2

30

47

2/(1)

15

46

2/(+)

15

49

2/(1)

5

65

Galium cf. verum  (b)

1

1

1

1

1

1

2

Rubia peregrina

3

1

1

1

1

2

3

Poterium sanguisorba (Sanguisorb­a minor)

+

+

+

 

+

+

1

Hedera helix s. l.

2

1

1

1

1

1

2

Ligustrum vulgare

+

i

+

 

+

+

+

Cytisus scoparius

2

 

i

1

1

2

3

Festuca gr. rubra

+

1

1

1

1

1

1

Brachypodium rupestre

+

1

1

1

1

1

1

Ranunculus acris

i

 

 

 

 

 

 

Dactylis glomerata

+

3

3

3

2

2

1

Carex arenaria

+

+

+

+

1

1

+

Poa pratensis

 

+

+

+

+

 

 

Euphorbia segetalis subsp. portlandica (Euphorbia portlandica)

 

1

 

 

1

1

1

Stellaria media

 

1

+

+

 

 

 

Luzula campestris

 

+

+

1

+

1

+

Crepis capillaris

 

+

+

1

1

1

i

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

 

1

1

2

2

1

 

Cardamine hirsuta

 

1

+

 

 

 

 

Lysimachia arvensis (Anagallis arvensis)

 

1

 

1

 

i

 

Sonchus oleraceus

 

1

+

+

 

 

 

Fumaria capreolata

 

+

 

 

 

 

 

Sonchus asper

 

1

+

+

 

 

 

Anthoxanthum odoratum

 

+

1

1

1

1

1

Senecio sylvaticus

 

+

+

1

i

 

 

Geranium purpureum

 

+

 

1

1

+

 

Silene nutans

 

+

1

1

2

2

2

Geranium molle

 

i

 

 

 

 

 

Elytrigia cf. acuta  (Elytrigia cf. atherica)

 

1

1

1

+

+

+

Poa annua

 

1

 

 

 

 

 

Lolium perenne

 

+

 

 

+

+

i

Arenaria leptoclados

 

+

i

1

 

 

 

Urtica dioica

 

+

 

 

 

 

 

Vicia sativa s. l.

 

+

+

1

1

1

+

Anthriscus sylvestris

 

1

1

1

1

1

1

Agrostis cf. stolonifera

 

+

 

1

+

1

+

Hypochoeris radicata

 

 

+

1

2

1

1

Hyacinthoides non-scripta

 

 

i

 

i

i

i

Holcus lanatus

 

 

i

+

+

+

+

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

 

 

+

+

+

+

+

Cerastium fontanum

 

 

+

1

1

1

 

Aphanes australis

 

 

+

+

 

 

 

Bromus hordeaceus s. l.

 

 

i

 

+

+

 

Rumex acetosella

 

 

i

1

+

+

+

Plantago coronopus

 

 

i

i

 

 

 

Plantago lanceolata

 

 

+

 

 

 

 

Myosotis ramosissima

 

 

 

i

 

 

 

Aira caryophyllea s. l.

 

 

 

+

 

 

 

Ranunculus bulbosus

 

 

 

1

 

+

i

Daucus carota

 

 

 

+

1

1

1

Raphanus raphanistrum subsp. landra

 

 

 

+

 

 

 

Jasione montana s. l.

 

 

 

i

1

1

 

Lotus corniculatus

 

 

 

i

i

i

 

Cerastium glomeratum

 

 

 

+

 

 

 

Erigeron sp. (Conyza sp.) (c)

 

 

 

+

 

 

 

Viola riviniana

 

 

 

i

 

 

 

Polygala cf. vulgaris (b)

 

 

 

 

+

 

 

Centaurium erythraea

 

 

 

 

1

 

 

Avenula pubescens

 

 

 

 

+

+

+

Teucrium scorodonia

 

 

 

 

i

+

+

Veronica chamaedrys

 

 

 

 

 

i

 

Trifolium occidentale

 

 

 

 

 

+

 

Nombre total de taxons

14

36

38

45

41

41

32

 

(a)   Le premier chiffre en noir de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes de l’année précédente présentes dans ce carré permanent au mois de juin.

(b)   A l’état végétatif.

(c)   Très jeunes pieds.

 

 

Carré permanent n°4  le 1er juin 2017

 

Comparaison des données recueillies en 2016 et 2017

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Depuis l’année dernière et comme en juin 2011, la valeur du recouvrement total de la végétation est maximale.

La hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 5 cm en un an alors que la hauteur maximale a diminué de 7 cm. En juin 2017, cette dernière valeur est due à un genêt à balai (Cytisus scoparius) alors qu’en juin 2016 elle était liée à une inflorescence de dactyle aggloméré (Dactylis glomerata).

Même si la hauteur moyenne de la végétation a augmenté par rapport à l’année dernière, la végétation reste globalement nettement moins haute qu’en 2011 avant toute intervention.

Évolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons présents dans le carré permanent n°4 a nettement diminué en une année : il est passé de 41 taxons en 2016 à 32 taxons en 2017. Toutefois, ce nombre reste beaucoup plus élevé qu’en 2011 avant toute intervention, puisqu’il est égal à plus du double de celui qui avait été relevé à cette époque (ce nombre était de 14 en 2011). Rappelons que la valeur la plus élevée pour ce carré permanent avait été relevée en 2014 avec un total de 45 taxons.

Apparition de taxons

Aucune espèce nouvelle n’a été observée en 2017 dans le carré permanent n°4.

Disparition de taxons

Neuf taxons présents ici en 2016 n’ont pas été revus en 2017. il s’agit du séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris), du céraiste commun (Cerastium fontanum), de la jasione des montagnes (Jasione montana s.l.), du géranium pourpre (Geranium purpureum), du brome mou (Bromus hordeaceus s.l.), du trèfle occidental (Trifolium occidentale), du lotier corniculé (Lotus corniculatus), de la véronique petit chêne (Veronica chamaedrys) et du mouron des champs (Lysimachia arvensis).

Les trois premiers taxons avaient été observés en faible quantité, les trois suivants en très faible quantité et les trois derniers n’étaient représentés chacun que par un seul pied.

La véronique petit chêne (Veronica chamaedrys) et le trèfle occidental (Trifolium occidentale) n’ont été observés ici qu’en 2016. Cette dernière espèce est strictement inféodée au littoral.

Le mouron des champs (Lysimachia arvensis) est annuel, le brome mou (Bromus hordeaceus s.l.) et le géranium pourpre (Geranium purpureum) sont annuels à bisannuels (selon certains auteurs) alors que les six autres taxons sont vivaces (le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) est toutefois considéré comme bisannuel à vivace par certains auteurs).

Ces neuf taxons étaient absents du carré permanent n°4 lors du relevé initial réalisé en   2011, ils avaient pu apparaître grâce à l’ouverture du milieu due aux interventions. Leur disparition est due à la fermeture du milieu résultant notamment de la progression du genêt à balai (Cytisus scoparius), des ronces (Rubus sp.) et de la garance voyageuse (Rubia peregrina).

Taxons  ayant progressé

La comparaison des informations recueillies en 2016 et 2017 montre que six taxons ont progressé d’un coefficient d’abondance-dominance au sein de ce carré permanent : le genêt à balai (Cytisus scoparius), les ronces (Rubus sp.), la garance voyageuse (Rubia peregrina), le lierre (Hedera helix), le gaillet vrai (Galium verum) et la petite pimprenelle (Poterium sanguisorba).

Le lierre (Hedera helix) et la garance voyageuse (Rubia peregrina) sont à présent dotés du même coefficient d’abondance-dominance qu’en juin 2011. Cette dernière espèce a progressé deux années consécutives. Rappelons qu’elle est protégée en Basse-Normandie, elle est cependant abondante sur la Grande Île.

Les ronces (Rubus sp.) n’ont pas encore atteint le coefficient d’abondance-dominance qu’elles avaient initialement  en 2011 avant toute intervention.

Le genêt à balai (Cytisus scoparius) a progressé dans ce carré permanent deux années consécutives. Il est à présent pourvu du coefficient d’abondance-dominance immédiatement supérieur à celui qui lui avait été attribué en juin 2011. Cette espèce a également progressé dans le secteur situé en périphérie du carré permanent n°4. Étant donné que le genêt à balai (Cytisus scoparius) a pris de l’ampleur et qu’il pourrait se montrer envahissant, il est souhaitable de couper et exporter de nouveau la végétation du carré et de sa périphérie (voir à ce sujet les préconisations de gestion page 43).

Le gaillet vrai (Galium verum) et la petite pimprenelle (Poterium sanguisorba) sont également dotés du coefficient d’abondance-dominance immédiatement supérieur à celui qui leur avait été alloué initialement en 2011.

Taxons  ayant régressé

D’après la comparaison des relevés réalisés en 2016 et 2017, huit taxons ont régressé dans ce carré permanent : la luzule des champs (Luzula campestris), le dactyle aggloméré (Dactylis glomerata), la laîche des sables (Carex arenaria), le crépis verdâtre (Crepis capillaris), le ray-grass anglais (Lolium perenne), la vesce cultivée (Vicia sativa s.l.), l’agrostide stolonifère (Agrostis cf. stolonifera) et la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus).

Tous ces taxons ont régressé d’un coefficient d’abondance-dominance sauf le crépis verdâtre (Crepis capillaris) qui a régressé de deux coefficients.

Remarques

Étant donné que la dernière fois que la végétation a été coupée et exportée date de septembre 2013, les ronces (Rubus sp.), le genêt à balai (Cytisus scoparius), la garance voyageuse (Rubia peregrina) ont pris de l’ampleur. Pourtant, depuis juin 2013, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) reste pourvu du coefficient-d’abondance dominance immédiatement supérieur à celui qui lui avait été attribué en juin 2011 avant toute intervention.

Depuis juin 2013, la fougère aigle (Pteridium aquilinum) reste dotée du coefficient d’abondance-dominance immédiatement inférieur à celui qui lui avait été attribué en juin 2011.

Synthèse

Même si elle est globalement un peu plus haute que l’année dernière, la végétation occupe cependant encore un volume nettement moins important qu’en juin 2011 avant toute intervention.

Le nombre total de taxons a nettement diminué ici en un an, mais il est égal à plus du double du nombre initial relevé en juin 2011 avant que la végétation ne soit coupée et exportée pour la première fois.

La fougère aigle (Pteridium aquilinum) reste moins abondante ici qu’en juin 2011.

La garance voyageuse (Rubia peregrina) a encore progressé ici, elle est à présent pourvue du même coefficient d’abondance-dominance que dans le relevé initial réalisé en 2011.

Bien qu’elles aient progressé, les ronces (Rubus sp.) restent moins abondantes qu’elles ne l’étaient initialement avant toute intervention.

Le genêt à balai (Cytisus scoparius) a encore pris de l’ampleur ici, il est à présent plus abondant qu’en 2011.

Malgré la progression de ces trois espèces, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) reste plus abondant ici qu’il ne l’était initialement avant toute intervention.

 

3.5. CARRÉ PERMANENT N°5

Le carré permanent n°5 a été implanté en juin 2012 au sein d’une très belle population de trèfle raide (Trifolium strictum) située en bordure d’un chemin arrière-dunaire. Il est destiné au suivi de cette espèce protégée en région Basse-Normandie. Actuellement, la Grande Île de Chausey serait la seule localité de Basse-Normandie où cette espèce subsisterait encore (C. ZAMBETTAKIS et M. PROVOST, 2009).

La végétation de ce carré permanent et une bande attenante ont été coupées fin octobre 2012, fin juillet 2013 et en septembre 2014, 2015 et 2016. L’étude de ce carré permanent chaque année est destinée à suivre la dynamique du trèfle raide (Trifolium strictum).

Aux printemps 2014 et 2016, la végétation de ce carré permanent a été accidentellement gyrobroyée peu de temps avant son étude.

 

Date  du relevé

06/06

2012

06/06

2013

04/06

2014

03/06

2015

08/06

2016

29/05

2017

Surface : 4 m x 2 m

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

99 %

100 %

100 % (a)

100 %

100 % (a)

 

99 %

 

Hauteur moyenne

7 cm

15 cm

4 cm

12 cm

5 cm

7 cm

Hauteur maximum

55 cm

98 cm

22 cm

60 cm

21 cm

81 cm

 

 

 

 

 

 

 

Trifolium strictum

Nombre de tiges (b)

2

(b)

1

71

1

195

2

578

 

(b)

1

121

Dactylis glomerata

2

2

2

2

1

2

Plantago lanceolata

2

2

2

2

2

2

Poterium sanguisorba (Sanguisorb­a minor)

2

2

1

2

2

2

Galium cf. verum (c)

2

2

1

2

2

3

Trifolium striatum

2

1

1

2

+

1

Trisetum flavescens

1

1

1

1

+

+

Agrostis cf. stolonifera (c)

2

2

2

1

1

2

Lolium perenne

1

1

1

1

+

1

Lotus corniculatus

1

1

1

1

1

1

Rumex acetosella

1

1

1

1

1

1

Hypochoeris radicata

1

1

1

2

1

2

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

1

1

1

1

+

1

Trifolium dubium

+

+

1

1

+

+

Convolvulus arvensis

1

1

+

1

1

1

Vicia sativa s. l.

1

+

+

1

i

1

Rosa spinosissima (Rosa pimpinellifolia)

1

1

+

1

1

1

Raphanus raphanistrum subsp. landra

1

1

1

2

2

2

Poa pratensis

+

+

+

+

i

1

Geranium molle

+

+

1

+

i

+

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

1

1

+

1

1

1

Trifolium scabrum

+

 

1

1

 

 

Crepis capillaris

1

2

2

2

1

1

Anthoxanthum odoratum

1

2

1

2

2

2

Brachypodium rupestre

2

2

2

1

1

2

Festuca gr. rubra

1

1

1

1

1

1

Luzula campestris

+

1

+

+

i

+

Ranunculus bulbosus

+

+

 

 

 

 

Veronica chamaedrys

1

1

+

1

1

1

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

+

+

i

+

 

+

Cuscuta epithymum

+

 

 

+

 

1

Trifolium campestre

+

 

1

1

 

 

Trifolium glomeratum

i

 

+

 

 

 

Veronica arvensis

+

 

 

 

 

 

Medicago minima

1

 

1

i

i

i

Geranium purpureum

i

 

 

 

 

 

Bromus hordeaceus s. l.

i

 

i

 

 

 

Arenaria leptoclados

+

 

i

+

 

 

Aphanes australis

+

 

 

 

 

 

Plantago coronopus

i

 

 

 

 

+

Medicago polymorpha

 

 

+

+

 

 

Medicago lupulina

 

 

 

 

+

 

Erigeron sp. (Conyza sp.) (c)

 

 

 

 

+

 

Bellis perennis

 

 

 

 

 

1

Lagurus ovatus

 

 

 

 

 

i

Daucus carota

 

 

 

 

 

i

Nombre total de taxons

40

29

35

33

29

34

(a)   Dont litière constituée de l’accumulation de végétaux coupés = 30 % en 2014 et 40 % en 2016. Elle a été enlevée afin de pouvoir étudier le carré permanent.

(b)   En 2012, le nombre de tiges de trèfle raide (Trifolium strictum) n’a pas pu être compté car ce trèfle formait alors une population abondante et très dense. Le comptage, par ailleurs trop long, aurait risqué d’endommager les trèfles qui étaient imbriqués les uns dans les autres. En 2014, les inflorescences ont été accidentellement coupées en partie ou totalement. En 2016, aucun pied de trèfle raide (Trifolium strictum) n’a été observé dans ce carré permanent accidentellement coupé de nouveau.

(c)   A l’état végétatif.

 

Carré permanent n°5  le 29 mai 2017

 

Comparaison des données recueillies en 2016 et 2017

Remarque

Étant donné que la végétation de ce carré permanent avait été accidentellement gyrobroyée au printemps 2016, peu de temps avant la réalisation du relevé, la comparaison des données collectées en 2016 et 2017 s’avère donc délicate. En effet, en 2016, certaines espèces ont pu passer inaperçues alors que d’autres espèces auraient été dotées d’un coefficient d’abondance-dominance plus élevé si elles n’avaient pas été coupées.

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Le recouvrement total de la végétation est très légèrement plus faible que l’année dernière, il n’a pas tout à fait atteint sa valeur maximale.

La hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 2 cm et la hauteur maximale de 60 cm. En 2017, cette dernière valeur est due à la présence d’une inflorescence de ravenelle maritime (Raphanus raphanistrum subsp. landra) alors qu’en 2016 elle était liée à la présence d’une inflorescence de ray-grass anglais (Lolium perenne). Cette évolution des hauteurs de la végétation est la conséquence directe de l’incident du printemps 2016.

Évolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons présents dans le carré permanent n°5 est passé de 29 en 2016 à 34 en 2017. Étant donné que la végétation avait été accidentellement coupée au printemps 2016, un certain nombre d’espèces avaient donc pu passer inaperçues. Rappelons que le nombre initial recensé ici en 2012 était de 40 taxons. Il s’agit de la valeur la plus élevée relevée dans ce carré permanent.

Apparition de taxons

Le trèfle raide (Trifolium strictum), qui, exceptionnellement, n’avait pas été observé ici l’année dernière parce qu’il avait dû être coupé lors du gyrobroyage, a de nouveau été observé cette année. 121 tiges ont été dénombrées au printemps 2017 dans le carré permanent n°5, malgré l’absence de production de graines ici en 2016. Ces tiges étaient de taille modeste en raison de la sécheresse du mois d’avril.

Trois espèces nouvelles pour ce carré permanent sont apparues ici : la pâquerette (Bellis perennis), la queue de lièvre (Lagurus ovatus) et la carotte sauvage (Daucus carota). La première espèce a été observée en faible quantité alors qu’un seul pied des deux autres espèces a été recensé.

Le plantain corne de cerf (Plantago coronopus), qui n’avait été observé ici qu’en 2012, a de nouveau été observé en 2017, en très faible quantité.

La cuscute du thym (Cuscuta epithymum) et la vesce hérissée (Ervilia hirsuta) qui n’avaient pas été revues l’année dernière ont été notées de nouveau en 2017. La première espèce a été observée en faible quantité et la seconde en très faible quantité. Étant donné que ces deux espèces sont annuelles, il n’est pas possible de savoir si elles avaient été coupées lors de l’incident survenu l’année dernière ou si elles étaient déjà absentes avant.

Disparition de taxons

Deux taxons observés en très faible quantité en 2016 n’ont pas été revus en 2017. Il s’agit de la luzerne lupuline (Medicago lupulina) et d’une vergerette (Erigeron sp.). Ces deux taxons sont annuels à bisannuels.

Dans la liste des plantes vasculaires invasives de Basse-Normandie de 2016, la vergerette de Sumatra (Erigeron sumatrensis), la vergerette à fleurs nombreuses (Erigeron floribundus) et la vergerette du Canada (Erigeron canadensis) sont considérées comme étant à surveiller. Les quelques pieds de vergerette (Erigeron sp.) qui étaient présents dans ce carré permanent en 2016 appartenaient à au moins une de ces trois espèces, mais leur identité spécifique n’avait pas pu être déterminée étant donné qu’ils avaient été coupés.

Taxons dotés d’un coefficient supérieur

La  comparaison des relevés réalisés en 2016 et 2017 montre que douze taxons sont dotés d’un coefficient d’abondance-dominance plus élevé que l’année dernière : le dactyle aggloméré (Dactylis glomerata), le ray-grass anglais (Lolium perenne), la porcelle enracinée (Hypochoeris radicata), le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris), la vesce cultivée (Vicia sativa s.l.), le géranium mou (Geranium molle), la luzule des champs (Luzula campestris), le gaillet vrai (Galium verum), le trèfle strié (Trifolium striatum), l’agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera), le pâturin des prés (Poa pratensis), le brachypode rupestre (Brachypodium rupestre).

Si l’incident du printemps 2016 n’avait pas eu lieu, ces taxons, ou du moins la plupart d’entre eux auraient, probablement été dotés d’un coefficient d’abondance-dominance plus élevé en 2016.

Taxons  ayant régressé

D’après la comparaison des informations collectées en 2016 et 2017 aucun taxon n’a régressé au sein de ce carré permanent en 2017.

Remarque 

Avec ses grandes rosettes, la ravenelle maritime (Raphanus maritimus subsp. landra) peut  gêner ou même empêcher le développement du trèfle raide (Trifolium strictum). Il est donc souhaitable d’arracher systématiquement ses rosettes dans tout le secteur où se développe le trèfle raide (Trifolium strictum).

Le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) est lui aussi susceptible de concurrencer le développement du trèfle raide (Trifolium strictum) mais de manière cependant moins forte.

L’arrachage des rosettes de ces deux espèces est possible toute l’année, mais devra être effectué systématiquement, en plus, en hiver afin de préparer un terrain favorable au développement du trèfle raide (Trifolium strictum) qui est annuel. (Voir page 44 le paragraphe concernant les préconisations de gestion).

Synthèse

Étant donné que la végétation du carré permanent n°5 avait été accidentellement coupée au printemps 2016, peu de temps avant la réalisation du relevé, la comparaison des données de 2016 et 2017 est délicate.

Le trèfle raide (Trifolium strictum), qui, exceptionnellement, n’avait pas été observé ici l’année dernière, car il avait dû être éliminé par le gyrobroyage accidentel, a de nouveau été recensé ici en 2017. 121 tiges ont été dénombrées ce printemps dans le carré permanent n°5, malgré l’absence de production de graines ici en 2016.

 

 

3.6. CARRÉ PERMANENT N°6

Ce carré permanent a été installé en juin 2012 au sein d’une parcelle située au nord de Château Renault, dans un secteur qui avait été décapé superficiellement en 2006 lors de la création du lagunage. Ce carré comporte deux espèces protégées en Basse-Normandie, le trèfle raide (Trifolium strictum) et le trèfle de Boccone (Trifolium bocconei).

Il convient de remarquer qu’il est exceptionnel de trouver ces deux espèces en mélange. L’étude de ce carré permanent au fil des années est destinée au suivi de la dynamique de ces deux espèces à très forte valeur patrimoniale.

Fin juillet 2013 et 2016, la végétation de ce carré permanent et du secteur dans lequel il est implanté a été coupée à la tondeuse. Les végétaux ainsi coupés ont ensuite été ramassés au râteau et exportés.

Fin juillet 2014 et 2015, la végétation de la partie sèche de la parcelle et du carré permanent a été coupée et exportée avec une tondeuse.

 

Date du relevé

05/06

2012

05/06

2013

03/06

2014

02/06

2015

08/06

2016

30/05

2017

 

 

 

 

 

 

 

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

95 %

98 %

100 %

99 %

99 %

98 %

Hauteur moyenne

13 cm

10 cm

10 cm

14 cm

18 cm

10 cm

Hauteur maximum

82 cm

57 cm

51 cm

60 cm

63 cm

49 cm