Les Iles Chausey

 

 

 

 

 

ETUDE DE LA DYNAMIQUE

 

D’ESPECES VEGETALES PATRIMONIALES

 

ILES CHAUSEY

 

 

Trèfle raide (Trifolium strictum)

 

 

 

 

 

 

Novembre 2018

 

Réalisation : Claudine FORTUNE

 

 

 

SOMMAIRE

 

1. INTRODUCTION

 

 

2. MÉTHODOLOGIE

 

 

3. RÉSULTATS

 

 

3.1. CARRE PERMANENT N°1

 

3.2. CARRE PERMANENT N°2

 

3.3. CARRE PERMANENT N°3

 

3.4. CARRE PERMANENT N°4

 

3.5. CARRE PERMANENT N°5

 

3.6. CARRE PERMANENT N°6

 

3.7. CARRE PERMANENT N°7

 

3.8. CARRE PERMANENT N°8

 

3.9. CARRE PERMANENT N°9

 

3.10. OBSERVATIONS DIVERSES

 

3.11. BILAN GÉNÉRAL

 

3.12. INTERVENTIONS A RÉALISER EN 2018 ET PRÉCONISATIONS DE GESTION

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

ANNEXES

 

 

LISTE DES ESPECES VEGETALES PRESENTES DANS LES CARRES PERMANENTS

 

 

 

 

 

ETUDE DE LA DYNAMIQUE D’ESPECES VEGETALES

 

PATRIMONIALES -  ILES  CHAUSEY - 2018

 

 

 

1. INTRODUCTION

La présente étude concerne le suivi de la dynamique d’espèces végétales patrimoniales sur la propriété de la S.C.I. de Chausey par l’intermédiaire de carrés permanents.

2. METHODOLOGIE

Quatre carrés permanents à vocation expérimentale, matérialisés par des repères durables, ont été installés en juin 2011 en milieu dunaire sur la Grande Île. Ils comportent des espèces protégées : l’œillet de France (Dianthus gallicus) et le géranium sanguin (Geranium sanguineum) dont le développement était concurrencé par d’autres espèces végétales à plus forte dynamique.

La végétation de ces carrés permanents et d’une bande périphérique attenante a été fauchée/débroussaillée et exportée en septembre/octobre 2011.

Afin de limiter le développement des ronces, cette intervention a été renouvelée fin octobre 2012 et fin septembre 2013 dans le carré permanent n°4 et une bande périphérique attenante.

L’étude diachronique de ces carrés permanents est destinée notamment au suivi de ces espèces protégées et des espèces à forte dynamique, suite à ces interventions.

Ces quatre carrés permanents ont été étudiés pour la huitième fois en 2018.

Cinq autres carrés permanents également matérialisés par des repères durables ont été installés en juin 2012. Ils sont destinés au suivi de deux trèfles protégés : le trèfle raide (Trifolium strictum) et le trèfle de Boccone (Trifolium bocconei), et de la gesse à graines sphériques (Lathyrus sphaericus) qui n’est connue en ex-Basse-Normandie qu’à Chausey.

Les deux carrés permanents à gesse à graines sphériques (Lathyrus sphaericus) ont été implantés dans des secteurs où son développement était concurrencé par d’autres espèces végétales.

Un de ces carrés a été installé sur le tombolo de la Grande Île et l’autre sur Grand Romont. La végétation de ces deux carrés et d’une bande périphérique attenante a été coupée et exportée fin octobre 2012 pour le premier carré et début février et fin novembre 2013 pour le second.

Ces deux carrés sont destinés notamment au suivi de la gesse à graines sphériques (Lathyrus sphaericus) et des espèces à forte dynamique, suite à ces interventions.

Un carré permanent a été implanté au sein d’une population de trèfle raide (Trifolium strictum) située en bordure d’un chemin arrière-dunaire.

Deux autres carrés permanents ont été installés au sein d’une prairie superficiellement décapée en 2006, lors des travaux de lagunage.

Un de ces carrés a été implanté dans un secteur de végétation à trèfle de Boccone (Trifolium bocconei) comportant aussi un peu de trèfle raide (Trifolium strictum).

L’autre carré a été installé dans un secteur de végétation qui était plus dense, et donc moins favorable au développement des deux trèfles protégés. Ce carré à vocation expérimentale a été décapé en surface fin septembre 2012, afin de créer des conditions de milieu potentiellement favorables au développement de ces trèfles protégés.

Ces cinq carrés permanents ont été étudiés pour la septième fois en 2018.

Tous les ans à la même époque, chaque carré permanent fait l’objet d’un relevé de type phytosociologique où chaque espèce est affectée d’un coefficient d’abondance-dominance selon l’échelle de Braun-Blanquet.

 

Echelle d’abondance-dominance de Braun-Blanquet, 1932 :

Coefficient

 

5

Recouvrement compris entre 75 et 100 %

4

Recouvrement compris entre 50 et 75 %

3

Recouvrement compris entre 25 et 50 %

2

Recouvrement compris entre 5 et 25 %

1

Recouvrement inférieur à 5 %

  

Le coefficient « + » est rajouté par certains phytosociologues pour les recouvrements très faibles et le coefficient « i » pour désigner un seul individu.

Pour chaque relevé, sont également notés le recouvrement total de la végétation (en %) et les hauteurs moyenne et maximale de la végétation.

La détermination des taxons est essentiellement faite sur le terrain, à l’aide de différentes flores mentionnées dans la bibliographie. Cependant, certains taxons d’identification plus délicate peuvent faire l’objet d’une étude au laboratoire, à la loupe binoculaire et/ou au microscope.

Un dénombrement du trèfle raide (Trifolium strictum), du trèfle de Boccone (Trifolium bocconei) et de la gesse à graines sphériques (Lathyrus sphaericus) est réalisé au sein des carrés permanents où ces espèces patrimoniales sont présentes. Dans la mesure du possible, lorsque c’est concrètement réalisable, le dénombrement concerne le nombre de pieds. Toutefois, lorsque la végétation est très dense et/ou lorsque l’architecture de la plante n’est pas favorable, le comptage concerne alors le nombre de tiges.

Les interventions de gestion programmées dans les carrés permanents (débroussaillage/fauchage manuel ou à la débroussailleuse, décapage, exportation...) ont été réalisées par Arnaud Antoine.

 

3. RESULTATS

 3.1. CARRE PERMANENT N°1

Ce carré permanent a été implanté en juin 2011, dans un secteur de dune de l’Anse à Gruel dominé par l’oyat (Ammophila arenaria) où la fougère aigle (Pteridium aquilinum) était bien présente.

Il comporte une population d’œillet de France (Dianthus gallicus), espèce protégée au niveau national, dont le développement était gêné par l’oyat (Ammophila arenaria) et par la fougère aigle (Pteridium aquilinum).

L’oyat (Ammophila arenaria) avait été introduit à Chausey dans le but de fixer les dunes.

La végétation de ce carré permanent ainsi que celle d’une bande de cinq mètres autour du carré ont été coupées en septembre 2011. Les produits végétaux coupés ont été ramassés et évacués du site.

L’étude diachronique de ce carré permanent est notamment destinée au suivi de la dynamique de l’œillet de France (Dianthus gallicus) et de l’oyat (Ammophila arenaria) suite à cette intervention.

 

Date du relevé

09/06

2011

08/06

2012

03/06

2013

03/06

2014

02/06

2015

07/06

2016

01/06

2017

07/06

2018

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

80 %

90 %

98 %

99 %

99 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

45 cm

20 cm

25 cm

35 cm

40 cm

40 cm

45 cm

45 cm

Hauteur maximum

107 cm

71 cm

73 cm

84 cm

98 cm

126 cm

113 cm

108 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ammophila arenaria

4

2

2

2

3

3

3

3

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de  frondes

Hauteur maximale en cm

3

37

90

3

76

56

3/(3)

61

60

4/(3)

72

68

4/(3)

74

52

4/(3)

59

79

4/(3)

65

84

4/(3)

58

86

Dianthus gallicus

2

1

1

2

2

2

2

2

Galium cf. verum  (b)

1

1

1

1

1

1

1

1

Rubia peregrina

1

1

2

2

2

2

3

3

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

+

+

+

+

+

+

 

+

Vicia sativa s. l.

1

1

+

1

1

1

1

1

Silene nutans

1

1

1

1

2

2

2

2

Rumex acetosella

i

1

+

1

+

+

 

 

Lonicera periclymenum

1

+

1

1

1

1

1

1

Poterium sanguisorba (Sanguisorba minor)

1

1

1

1

2

1

1

2

Brachypodium rupestre

1

2

2

2

2

2

2

1

Geranium purpureum

+

1

1

1

+

+

 

i

Rosa spinosissima (Rosa pimpinellifolia)

+

+

1

1

1

1

+

1

Rubus sp.

+

+

+

+

+

+

 

1

Dactylis glomerata

1

1

1

1

1

1

1

1

Festuca gr. rubra

1

+

1

1

1

1

1

1

Hedera helix s. l.

1

+

+

1

1

1

1

1

Euphorbia segetalis subsp. portlandica

(Euphorbia portlandica)

i

i

1

1

1

1

+

1

Lotus corniculatus

1

2

2

2

1

1

1

1

Hypochoeris radicata

i

1

2

2

2

2

2

1

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

i

+

1

1

i

i

+

+

Avenula pubescens

i

+

1

+

+

+

+

+

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

+

+

 

 

+

+

+

+

Ervum tetraspermum (Vicia tetrasperma)

+

+

 

 

 

 

 

 

Poa pratensis

 

+

+

+

+

+

+

+

Hyacinthoides non-scripta

 

i

i

 

 

 

i

i

Cuscuta epithymum

 

+

 

1

 

 

 

+

Hieracium officinarum (Hieracium pilosella)

 

i

1

1

1

1

1

1

Ligustrum vulgare

 

+

1

1

2

2

2

2

Anthoxanthum odoratum

 

+

1

1

+

1

+

 

Luzula campestris

 

i

 

i

 

+

+

+

Senecio sylvaticus

 

i

 

 

 

 

 

 

Sonchus oleraceus

 

+

+

+

 

+

 

 

Jasione montana s. l.

 

 

i

1

1

1

1

1

Holcus lanatus

 

 

1

1

+

+

+

+

Crepis capillaris

 

 

1

1

+

 

 

 

Aira caryophyllea s. l.

 

 

+

+

+

+

 

 

Ranunculus bulbosus

 

 

 

 

+

+

i

 

Erigeron sp. (Conyza sp.) (c)

 

 

 

 

+

 

 

 

Carex arenaria

 

 

 

 

+

+

i

i

Elytrigia sp.

 

 

 

 

 

 

i

i

Nombre total de taxons

25

34

33

34

35

35

31

33

 

(a) Le premier chiffre de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes des années précédentes présentes dans ce carré permanent en juin. Il n’y avait pas de frondes mortes ici en juin 2012.

(b) A l’état végétatif.

(c) Très jeunes pieds.

 

 

Carré permanent n°1 début juin 2018

 

Comparaison des données recueillies en 2017 et 2018

 

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Le recouvrement total de la végétation est maximal en 2018 comme en 2017 ; tout le sol est désormais recouvert de végétation. La hauteur moyenne de la végétation est identique en 2017 et 2018 alors que la hauteur maximale a diminué de 5 cm par rapport à l’année dernière. Cette évolution est due à la présence d’un pied d’oyat (Ammophila arenaria) de plus grande taille en 2017 qu’en 2018.

Evolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons observés dans le carré permanent n°1 est passé de 31 en 2017 à 33 en 2018. Le nombre initial observé ici en 2011 avant que la végétation ne soit coupée et exportée était de 25 taxons. Dans ce carré permanent, le plus grand nombre de taxons  avait été observé en 2015 et 2016 avec un total de 35 taxons.

Apparition de taxons

Aucun taxon nouveau n’est apparu ici, mais quatre taxons qui n’avaient pas été revus en 2017 ont de nouveau été observés en 2018. Il s’agit de la ronce (Rubus sp.), de la cuscute du thym (Cuscuta epithymum), de la vesce hérissée (Ervilia hirsuta) et du géranium pourpre (Geranium purpureum). Le premier taxon a  été observé en faible quantité, les deux suivants en très faible quantité et le dernier n’était représenté que par un seul pied.

La cuscute du thym (Cuscuta epithymum) n’avait pas été revue ici depuis 2014 et les trois autres taxons depuis 2016. Il est toutefois possible que la ronce (Rubus sp.), qui est vivace, contrairement aux trois autres taxons, soit passée inaperçue en 2017, en raison de la densité de la végétation.

Disparition de taxons

Deux espèces vivaces, recensées ici en 2017, n’ont pas été revues en 2018 : la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum) et la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus). En 2017, la première espèce avait été observée en très faible quantité et la seconde n’était représentée que par un seul pied.

Initialement absentes de ce carré permanent, elles étaient apparues après le fauchage avec exportation de 2011. La flouve odorante (Anthoxanthum odoratum) avait été observée dès 2012 et la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus) à partir de 2015.

Taxons  ayant progressé

La comparaison des données collectées en 2017 et 2018 montre que trois espèces ont progressé d’un coefficient d’abondance-dominance : la petite pimprenelle (Poterium sanguisorba), la rose pimprenelle (Rosa spinosissima) et l’euphorbe de Portland (Euphorbia portlandica).

Taxons ayant régressé

Deux taxons ont régressé d’un coefficient d’abondance-dominance au sein du carré permanent n°1 : le brachypode rupestre (Brachypodium rupestre) et la porcelle enracinée (Hypochoeris radicata).

Bien que la fougère aigle (Pteridium aquilinum) soit dotée du même coefficient d’abondance-dominance que l’année dernière, le nombre de frondes a diminué ici : il est passé de 65 en 2017 à 58 en 2018.

 
Bilan

Depuis 2017, la végétation occupe ici globalement un volume aussi important qu’avant l’intervention de 2011.

Le nombre total de taxons présents dans ce carré permanent reste plus élevé qu’en 2011.

Presque sept ans après que la végétation a été coupée et exportée, l’oyat (Ammophila arenaria) reste ici moins dense qu’avant cette intervention. En 2018, il est encore pourvu du coefficient d’abondance-dominance immédiatement inférieur à celui qui lui avait été attribué en 2011.

La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est ici plus abondante qu’en 2011. Depuis 2014, elle est dotée du coefficient d’abondance-dominance immédiatement supérieur à celui qu’elle avait initialement en 2011.

La garance voyageuse (Rubia peregrina), protégée en ex-Basse-Normandie, est ici beaucoup plus abondante qu’en 2011. Elle a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à juin 2011.

L’œillet de France (Dianthus gallicus) avait régressé dans un premier temps d’un coefficient d’abondance-dominance, suite au fauchage avec exportation. Depuis 2014, il est doté ici du coefficient d’abondance-dominance qu’il avait initialement en 2011, avant cette intervention, et il le conserve encore actuellement, bien que la végétation se soit refermée.

 

3.2. CARRE PERMANENT N°2

Le carré permanent n°2 a été installé en juin 2011, dans un fourré très dense de troène commun (Ligustrum vulgare) et de ronces (Rubus sp) de la dune de l’Anse à Gruel. Il comportait une population de géranium sanguin (Geranium sanguineum), espèce protégée en ex- Basse-Normandie, plus ou moins étouffée par les fourrés.

Ce carré a été débroussaillé en septembre 2011, ainsi qu’une bande périphérique de cinq mètres. Le produit issu de cette intervention a été ramassé et évacué du site.

Le suivi de ce carré au cours du temps est destiné notamment à étudier la dynamique du géranium sanguin (Geranium sanguineum) et de la végétation suite à cette intervention.

 

Date  du relevé

09/06

2011

06/06

2012

07/06

2013

04/06

2014

03/06

2015

07/06

2016

01/06

2017

07/06

2018

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

75 %

95 %

98 %

99 %

100 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

60 cm

20 cm

25 cm

30 cm

35 cm

35 cm

40 cm

50 cm

Hauteur maximum

120 cm

60 cm

76 cm

90 cm

102 cm

121 cm

111 cm

132 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ligustrum vulgare

5

3

3

4

4

4

4

4

Rubus sp

2

1

2

2

2

2

2

2

Geranium sanguineum

2

2

3

3

3

3

4

4

Ammophila arenaria 

2

1

1

2

2

2

2

2

Rubia peregrina

2

1

2

2

2

2

2

2

Avenula pubescens

+

+

+

+

+

1

1

1

Brachypodium rupestre

+

1

1

1

1

1

1

1

Galium cf. verum  (à l’état végétatif)

1

1

1

1

1

1

1

1

Hedera helix s. l.

2

2

2

2

2

3

3

4

Festuca gr. rubra

1

1

1

1

2

2

2

2

Lonicera periclymenum

+

 

 

 

 

 

+

1

Dactylis glomerata

+

1

1

1

+

+

+

+

Carex arenaria

+

+

+

+

+

+

+

+

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de frondes

Hauteur maximale en cm

+

1

 

1

2

42

1/(1)

6

55

1/(1)

3

50

2/(1)

4

62

1/(1)

3

56

2/(1)

4

72

2/(1)

5

86

Poterium sanguisorba (Sanguisorba minor)

+

1

1

1

1

1

1

1

Elytrigia cf. acuta (Elytrigia cf. atherica)

+

+

+

+

+

+

+

+

Geranium purpureum

 

1

1

1

+

i

 

 

Silene nutans

 

1

2

2

2

1

1

1

Poa pratensis

 

+

+

+

+

+

+

+

Vicia sativa s. l.

 

+

+

+

1

1

 

+

Papaver dubium

 

i

 

 

 

 

 

 

Anthriscus sylvestris

 

i

 

+

 

 

 

 

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

 

+

+

+

 

 

 

 

Ulex europaeus

 

 

1

1

2

2

2

2

Lotus corniculatus

 

 

+

+

+

+

+

+

Luzula campestris

 

 

1

+

 

i

 

 

Anthoxanthum odoratum

 

 

1

1

1

1

1

1

Hyacinthoides non-scripta

 

 

+

 

 

+

i

i

Achillea millefolium

 

 

+

+

1

1

1

+

Valerianella locusta

 

 

i

 

 

 

 

 

Ranunculus bulbosus

 

 

i

1

+

+

i

1

Jasione montana s. l.

 

 

+

1

1

+

 

 

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

 

 

 

1

1

1

i

+

Hypochoeris radicata

 

 

 

i

 

 

 

 

Aira praecox

 

 

 

+

 

 

 

 

Crepis capillaris

 

 

 

 

1

1

 

i

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

 

 

 

 

 

 

 

+

Nombre total de taxons

16

22

29

31

27

29

25

28

(a)   Le premier chiffre de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes des années précédentes présentes dans ce carré permanent en juin. Il n’y avait pas de frondes mortes ici en juin 2012. En juin 2011, elles n’avaient pas pu être relevées en raison de la très forte densité du fourré ; il en est de même pour la hauteur maximale.

 

Carré permanent n°2 début juin 2018

 

 

Comparaison des données recueillies en 2017 et 2018

 

Recouvrement total et hauteur de la végétation

 

La végétation recouvre désormais entièrement le sol, comme en témoigne la valeur du recouvrement total de la végétation qui est maximal depuis 2016.

 

Par rapport à l’année dernière, la hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 10 cm et la hauteur maximale de 21 cm. En 2018, cette dernière valeur est due à une inflorescence d’avoine pubescente (Avenula pubescens), alors qu’en 2017 elle était due à une feuille d’oyat (Ammophila arenaria).

 

Dans ce carré permanent, la végétation occupe encore globalement un volume un peu moins important qu’avant le débroussaillage.

 
 
Evolution du nombre total de taxons

 

Le nombre total de taxons présents dans le carré permanent n°2 est passé de 25 en 2017 à 28 en 2018. La valeur la plus élevée avait été relevée ici en 2014 avec un total de 31 taxons. Le nombre initial observé ici en 2011 avant le débroussaillage était de 16 taxons.

 
 
Apparition de taxons

 

Une espèce nouvelle pour ce carré permanent a été observée en très faible quantité en 2018 : le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris).

 

Deux espèces qui n’avaient pas été revues ici en 2017 ont de nouveau été observées en 2018 : la vesce cultivée (Vicia sativa s.l.) et le crépis verdâtre (Crepis capillaris). La première espèce a été observée en très faible quantité et un seul pied de la dernière espèce a été recensé.

 

 
Disparition de taxons

 

 

Aucun taxon n’a disparu de ce carré permanent. Tous les taxons recensés ici en 2017 ont été revus en 2018.

 

 

 
Taxons  ayant progressé

 

La comparaison des données recueillies en 2017 et 2018 montre que quatre espèces ont progressé dans le carré permanent n°2 : le lierre (Hedera helix), le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum), la vesce hérissée (Ervilia hirsuta) et la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus). Les trois premières espèces ont progressé d’un coefficient d’abondance-dominance et la dernière de deux coefficients.

 

Doté du coefficient « 4 », le lierre (Hedera helix) est désormais co-dominant ici avec le troène commun (Ligustrum vulgare) et le géranium sanguin (Geranium sanguineum), mais il est présent au ras du sol, en strate inférieure, sous le reste de la végétation.

 

Bien que la fougère aigle (Pteridium aquilinum) soit dotée du même coefficient d’abondance-dominance que l’année dernière, le nombre de frondes a augmenté ici : il est passé de 4 en 2017 à 5 en 2018.

 

En 2017 et  2018, les frondes de la fougère aigle (Pteridium aquilinum) sont de taille plus élevée que les années antérieures à la même époque. Cela est dû à un développement plus précoce de cette espèce, lié aux chaleurs des printemps 2017 et 2018.

 

 

Taxons  ayant régressé

 

La comparaison des relevés réalisés en 2017 et 2018 montre qu’une espèce a régressé d’un coefficient d’abondance-dominance dans ce carré permanent : l’achillée millefeuille (Achillea millefolium).

 

Bilan

La végétation est ici plus haute que l’année dernière, mais elle occupe encore globalement un volume un peu moins important qu’avant le débroussaillage réalisé il y a presque sept ans.

Le nombre de taxons présents dans ce carré permanent a augmenté par rapport à l’année dernière. Il est beaucoup plus élevé qu’avant l’intervention de 2011.

Depuis 2014, l’oyat (Ammophila arenaria), depuis 2013, les ronces (Rubus sp.) et la garance voyageuse (Rubia peregrina), sont ici aussi abondants qu’en 2011. Ils sont dotés du même coefficient d’abondance-dominance qu’avant le débroussaillage.

Le troène commun (Ligustrum vulgare) reste moins abondant qu’en 2011, où il était doté du coefficient d’abondance-dominance maximal. Depuis 2014, il est doté du coefficient  immédiatement inférieur à celui qu’il avait en 2011.

La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est plus abondante ici qu’initialement en 2011. Elle a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à cette époque.

Le géranium sanguin (Geranium sanguineum) est beaucoup plus abondant ici qu’avant le débroussaillage : il a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à  2011.

 

 

3.3. CARRE PERMANENT N°3

Ce carré permanent a été  implanté en juin 2011 dans un secteur dunaire de l’Anse à Gruel où l’oyat (Ammophila arenaria) était globalement très dense et où la fougère aigle (Pteridium aquilinum) était bien présente. Le géranium sanguin (Geranium sanguineum) était concurrencé, ici, par ces deux espèces.

La végétation du carré n°3 et d’une bande périphérique de cinq mètres a été coupée, puis exportée, en septembre 2011.

L’étude de ce carré permanent au fil des ans est destinée, notamment, à suivre la dynamique du géranium sanguin (Geranium sanguineum) et de l’oyat (Ammophila arenaria), suite à cette intervention.

 

Date  du relevé

09/06

2011

08/06

2012

07/06

2013

03/06

2014

03/06

2015

06/06

2016

31/05

2017

06/06

2018

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

85 %

100 %

100 %

100 %

100 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

60 cm

30 cm

40 cm

50 cm

55 cm

60 cm

65 cm

65 cm

Hauteur maximum

135 cm

85 cm

111 cm

112 cm

128 cm

136 cm

120 cm

162 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ammophila arenaria

3

2

3

3

3

4

4

5

Geranium sanguineum

3

3

4

4

4

4

4

4

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de  frondes

Hauteur maximale en cm

3

26

94

3

59

65

3/(2)

47

72

3/(2)  

48

87

4/(2)

87

49

4/(2)

48

82

4/(2)

70

102

4/(2)

64

104

Ervilia hirsuta (Vicia hirsuta)

1

+

1

1

i

+

+

+

Vicia sativa s. l.

1

1

+

1

1

1

+

+

Hedera helix s. l.

1

1

1

+

1

+

+

+

Galium cf. verum  (b)

1

1

2

1

2

1

1

1

Dactylis glomerata

2

2

2

2

1

1

1

1

Rubia peregrina

1

1

1

1

2

2

2

2

Poterium sanguisorba (Sanguisorba minor)

1

1

1

1

1

1

1

1

Silene nutans

1

1

2

2

2

2

2

2

Carex arenaria

1

1

1

1

+

+

1

1

Anthoxanthum odoratum

1

1

1

1

1

1

+

+

Festuca gr. rubra

1

1

1

1

1

1

1

1

Rosa spinosissima (Rosa pimpinellifolia)

+

+

1

1

1

1

1

1

Poa pratensis

i

+

+

+

 

 

 

 

Elytrigia cf. acuta (Elytrigia cf. atherica)

+

+

+

+

+

+

+

+

Prunus spinosa

+

1

1

1

1

1

1

1

Brachypodium rupestre

+

1

1

1

1

1

1

1

Geranium purpureum

 

2

+

1

i

+

i

1

Trifolium scabrum

 

+

 

 

 

 

 

 

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

 

+

+

+

+

+

+

+

Hypochoeris radicata

 

+

1

 

 

 

 

 

Crepis capillaris

 

+

1

1

 

 

 

 

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

 

+

1

+

 

 

+

 

Hypericum perforatum

 

+

1

1

1

1

1

1

Agrostis cf. stolonifera

 

1

1

1

1

+

+

+

Euphorbia segetalis subsp. portlandica (Euphorbia portlandica)

 

+

1

1

1

 

 

 

Sonchus asper

 

i

 

 

 

 

 

 

Luzula campestris

 

1

1

+

 

+

+

+

Aira caryophyllea s. l.

 

+

 

 

 

 

 

 

Carex caryophyllea

 

 

+

i

 

i

 

 

Ranunculus bulbosus

 

 

i

1

1

+

i

i

Jasione montana s. l.

 

 

i

 

 

+

 

 

Trifolium campestre

 

 

+

 

 

 

 

 

Orobanche minor

 

 

 

i

 

 

 

 

Daucus carota

 

 

 

 

 

+

+

1

Nombre total de taxons

19

31

32

30

24

27

26

25

(a)    Le premier chiffre de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes des années précédentes présentes dans ce carré permanent lors de la réalisation du relevé. Il n’y avait pas de frondes mortes ici en juin 2012.

(b)   A l’état végétatif. 

 

Carré permanent n°3  début juin 2018

 

Comparaison des données recueillies en 2017 et 2018

 

Recouvrement total et hauteur de la végétation

Le recouvrement total de la végétation conserve sa valeur maximale atteinte depuis 2013. La hauteur moyenne de la végétation est identique à celle de l’année dernière alors que la hauteur maximale a augmenté de 42 cm. La hausse de cette dernière valeur est due ici à la présence d’une inflorescence de dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) de plus grande taille en 2018 qu’en 2017, à la même époque.

Depuis 2017, la hauteur moyenne de la végétation est ici légèrement plus élevée qu’en 2011, avant que la végétation ne soit coupée et exportée.

Evolution du nombre total de taxons

Le nombre total de taxons présents dans le carré permanent n° 3 est passé de 26 en 2017 à 25 en 2018. La valeur la plus forte a été relevée en 2013 avec un total de 32 taxons. Le nombre initial, recensé en 2011 avant que la végétation ne soit coupée et exportée, était de 19 taxons.

Apparition de taxons

En 2018, aucune espèce nouvelle n’a été observée dans le carré permanent n°3.

Disparition de taxons

Le séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) avait été observé en très faible quantité en 2017 ; il n’a pas été revu en 2018. Initialement, il était absent du carré permanent n°3. L’ouverture du milieu due au fauchage avec exportation de l’automne 2011 avait permis son apparition ici. Sa première observation au sein de ce carré permanent date de 2012.

Taxons  ayant progressé

La comparaison des relevés réalisés en 2017 et 2018 montre que trois espèces ont progressé dans ce carré permanent : l’oyat (Ammophila arenaria), la carotte sauvage (Daucus carota) et le géranium pourpre (Geranium purpureum). Les deux premières espèces ont progressé d’un seul coefficient d’abondance-dominance et la dernière de deux coefficients.

L’oyat (Ammophila arenaria) est beaucoup plus abondant ici qu’avant le fauchage avec exportation : il a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance ; il est à présent doté du coefficient maximal. Cette évolution résulte notamment de l’accumulation des vieilles feuilles des années précédentes qui se sont en partie couchées sur la végétation.

Taxons  ayant régressé

D’après la comparaison des informations collectées en 2017 et 2018, aucun taxon n’a régressé au sein du carré permanent n°3.

Bien que la fougère aigle (Pteridium aquilinum) soit dotée du même coefficient d’abondance-dominance que l’année dernière, le nombre de frondes a diminué ; il est passé de 70 frondes en 2017 à 64 frondes en 2018. En 2017 et 2018, les frondes sont beaucoup plus hautes que les années précédentes à la même époque, en raison d’un développement plus précoce lié aux chaleurs des printemps 2017 et 2018.

Bilan

Dans le carré permanent n°3, la végétation est aussi dense mais globalement légèrement plus haute qu’avant le fauchage avec exportation de 2011.

Le nombre de taxons présents ici reste nettement plus élevé qu’en 2011.

L’oyat (Ammophila arenaria) est ici beaucoup plus abondant qu’avant l’intervention de 2011 : il a progressé de deux coefficients d’abondance-dominance ; il est à présent doté du  coefficient maximal. Cette évolution résulte notamment de l’accumulation des vieilles feuilles des années précédentes.

La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est ici plus abondante qu’initialement en 2011 : elle a progressé d’un coefficient d’abondance-dominance.

Depuis 2013, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) est plus abondant ici qu’avant le fauchage avec exportation et il le reste presque sept ans après cette intervention, bien que l’oyat (Ammophila arenaria) et la fougère aigle (Pteridium aquilinum) aient pris de l’ampleur. Par rapport à 2011, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) a progressé ici d’un coefficient d’abondance-dominance.

 

 

3.4. CARRE PERMANENT N°4

Le carré permanent n°4 a été installé en 2011 au sein d’un fourré dense situé près de la base du tombolo. Les ronces (Rubus sp.) étaient ici dominantes et une population de géranium sanguin (Geranium sanguineum) était en voie d’étouffement par le fourré.

Ce carré et une bande périphérique de 5 mètres ont été débroussaillés début octobre 2011. Le produit issu de cette intervention a été exporté. Afin de limiter le développement des ronces, la végétation a de nouveau été coupée puis exportée fin octobre 2012 et fin septembre 2013, dans ce carré permanent et une bande périphérique (2 m en 2012 et 3 m en 2013).

L’étude de ce carré permanent chaque année a pour but de suivre la dynamique du géranium sanguin (Geranium sanguineum) et de la végétation suite à ces interventions.

 

Date  du relevé

10/06

2011

08/06

2012

05/06

2013

04/06

2014

04/06

2015

09/06

2016

01/06

2017

06/06

2018

Surface : 3 m x 3 m

 

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

100 %

98 %

95 %

99 %

99 %

100 %

100 %

100 %

Hauteur moyenne

80 cm

30 cm

25 cm

25 cm

30 cm

35 cm

40 cm

60 cm

Hauteur maximum

150 cm

95 cm

80 cm

96 cm

85 cm

107 cm

100 cm

132 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rubus sp.

4

3

2

2

2

2

3

3

Geranium sanguineum

3

3

4

4

4

4

4

4

Pteridium aquilinum (a)

Nombre de  frondes

Hauteur maximale en cm

3

33

150

3

58

62

2

36

62

2

30

47

2/(1)

15

46

2/(+)

15

49

2/(1)

5

65

1/(+)

4

80

Galium cf. verum  (b)

1

1

1

1

1

1

2

2

Rubia peregrina

3

1

1

1

1

2

3

3

Poterium sanguisorba (Sanguisorba minor)

+

+

+

 

+

+

1

+

Hedera helix s. l.

2

1

1

1

1

1

2

2

Ligustrum vulgare

+

i

+

 

+

+

+

+

Cytisus scoparius

2

 

i

1

1

2

3

3

Festuca gr. rubra

+

1

1

1

1

1

1

1

Brachypodium rupestre

+

1

1

1

1

1

1

1

Ranunculus acris

i

 

 

 

 

 

 

 

Dactylis glomerata

+

3

3

3

2

2

1

1

Carex arenaria

+

+

+

+

1

1

+

+

Poa pratensis

 

+

+

+

+

 

 

 

Euphorbia segetalis subsp. portlandica (Euphorbia portlandica)

 

1

 

 

1

1

1

 

Stellaria media

 

1

+

+

 

 

 

 

Luzula campestris

 

+

+

1

+

1

+

+

Crepis capillaris

 

+

+

1

1

1

i

 

Jacobaea vulgaris (Senecio jacobaea)

 

1

1

2

2

1

 

 

Cardamine hirsuta

 

1

+

 

 

 

 

 

Lysimachia arvensis (Anagallis arvensis)

 

1

 

1

 

i

 

 

Sonchus oleraceus

 

1

+

+

 

 

 

 

Fumaria capreolata

 

+

 

 

 

 

 

 

Sonchus asper

 

1

+

+

 

 

 

 

Anthoxanthum odoratum

 

+

1

1

1

1

1

+

Senecio sylvaticus

 

+

+

1

i

 

 

 

Geranium purpureum

 

+

 

1

1

+

 

 

Silene nutans

 

+

1

1

2

2

2

2

Geranium molle

 

i

 

 

 

 

 

 

Elytrigia cf. acuta  (Elytrigia cf. atherica)

 

1

1

1

+

+

+

+

Poa annua

 

1

 

 

 

 

 

 

Lolium perenne

 

+

 

 

+

+

i

 

Arenaria leptoclados

 

+

i

1

 

 

 

 

Urtica dioica

 

+

 

 

 

 

 

 

Vicia sativa s. l.

 

+

+

1

1

1

+

+

Anthriscus sylvestris

 

1

1

1

1

1

1

1

Agrostis cf. stolonifera

 

+

 

1

+

1

+

+

Hypochoeris radicata

 

 

+

1

2

1

1

 

Hyacinthoides non-scripta

 

 

i

 

i

i

i

 

Holcus lanatus

 

 

i

+

+

+

+

+

Prospero autumnale (Scilla autumnalis)

 

 

+

+

+

+

+

+

Cerastium fontanum

 

 

+

1

1

1

 

+

Aphanes australis

 

 

+

+

 

 

 

 

Bromus gr. hordeaceus

 

 

i

 

+

+

 

 

Rumex acetosella

 

 

i

1

+

+

+

 

Plantago coronopus

 

 

i

i

 

 

 

 

Plantago lanceolata

 

 

+

 

 

 

 

 

Myosotis ramosissima

 

 

 

i

 

 

 

 

Aira caryophyllea s. l.

 

 

 

+

 

 

 

 

Ranunculus bulbosus

 

 

 

1

 

+

i

i

Daucus carota

 

 

 

+

1

1

1

1

Raphanus raphanistrum subsp. landra

 

 

 

+

 

 

 

 

Jasione montana s. l.

 

 

 

i

1

1

 

 

Lotus corniculatus

 

 

 

i

i

i

 

 

Cerastium glomeratum

 

 

 

+

 

 

 

 

Erigeron sp. (Conyza sp.) (c)

 

 

 

+

 

 

 

 

Viola riviniana

 

 

 

i

 

 

 

+

Polygala cf. vulgaris (b)

 

 

 

 

+

 

 

 

Centaurium erythraea

 

 

 

 

1

 

 

 

Avenula pubescens

 

 

 

 

+

+

+

+

Teucrium scorodonia

 

 

 

 

i

+

+

 

Veronica chamaedrys

 

 

 

 

 

i

 

+

Trifolium occidentale

 

 

 

 

 

+

 

 

Nombre total de taxons

14

36

38

45

41

41

32

28

(a)    Le premier chiffre de cette ligne correspond aux frondes de l’année et le second, entre parenthèses, aux frondes mortes de l’année précédente présentes dans ce carré permanent au mois de juin.

(b)   A l’état végétatif.

(c)   Très jeunes pieds.

 

Carré permanent n°4  début juin 2018

 

Comparaison des données recueillies en 2017 et 2018

 

Recouvrement total et hauteur de la végétation

 

Depuis 2016, la végétation recouvre entièrement le sol dans ce carré permanent, comme le montre la valeur du recouvrement total de la végétation qui est maximale. La hauteur moyenne de la végétation a augmenté de 20 cm en un an et la hauteur maximale de 32 cm. Cette évolution est due à la croissance du genêt à balai (Cytisus scoparius). La végétation reste toutefois moins haute qu’elle ne l’était ici en 2011 avant toute intervention.

 
Evolution du nombre total de taxons

 

Le nombre total de taxons présents dans le carré permanent n°4 est passé de 32 en 2017 à 28 en 2018. Bien qu’il ait diminué, ce nombre est encore égal au double de celui qui avait été relevé en 2011 avant toute intervention (ce nombre était de 14 taxons en 2011). Le nombre de taxons le plus élevé a été observé ici en 2014, l’année suivant la seconde intervention, avec un record de 45 taxons.

 

Apparition de taxons

 

Aucune espèce nouvelle n’a été observée dans ce carré permanent en 2018, mais trois espèces qui n’avaient pas été revues ici en 2017 ont été observées de nouveau en 2018 : le céraiste commun (Cerastium fontanum), la véronique petit chêne (Veronica chamaedrys) et la violette commune (Viola riviniana). Cette dernière espèce n’avait pas été revue ici depuis 2014.

 
Disparition de taxons

 

Sept espèces présentes ici en 2017 n’ont pas été revues en 2018. Il s’agit de l’euphorbe de Portland (Euphorbia segetalis subsp. portlandica), de la porcelle enracinée (Hypochoeris radicata), de la petite oseille (Rumex acetosella), de la germandrée scorodoine (Teucrium scorodonia), du crépis verdâtre (Crepis capillaris), du ray-grass anglais (Lolium perenne) et de la jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta).

 

Les deux premières espèces avaient été observées ici en faible quantité, les deux suivantes en très faible quantité et les trois dernières n’étaient représentées chacune que par un seul pied.

 

Initialement en 2011, ces sept espèces étaient absentes du carré permanent n°4. Elles avaient pu apparaître ici grâce à l’ouverture du milieu due aux interventions. La disparition de la plupart de ces espèces est vraisemblablement liée à la fermeture du milieu résultant notamment de la croissance du genêt à balai (Cytisus scoparius).

 
Taxons  ayant progressé

 

D’après la comparaison des relevés réalisés en 2017 et 2018, aucun taxon n’a progressé dans ce carré permanent.

 
Taxons  ayant régressé

 

La comparaison des informations recueillies en 2017 et 2018 montre que trois espèces ont régressé d’un coefficient d’abondance-dominance dans le carré permanent n°4 : la petite pimprenelle (Poterium sanguisorba), la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum) et la  fougère aigle (Pteridium aquilinum). Dans ce carré permanent, la fougère aigle (Pteridium aquilinum) a régressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à 2011.

 
Remarque

 

Malgré sa croissance, le genêt à balai (Cytisus scoparius) conserve le même coefficient d’abondance-dominance que l’année dernière. Il convient de remarquer que le coefficient « 3 » correspond à un recouvrement compris entre 25 et 50 %.

 

Bilan

 

La végétation est ici plus haute que l’année dernière en raison de la croissance du genêt à balai (Cytisus scoparius), mais elle occupe encore un volume moins important qu’en 2011 avant toute intervention.

 

Le nombre de taxons présents dans ce carré permanent a encore diminué, mais il est égal au double du nombre initial relevé en 2011.

 

Malgré sa croissance, le genêt à balai (Cytisus scoparius) conserve ici le même coefficient d’abondance-dominance qu’en 2017. Il est plus abondant qu’en 2011 : il a progressé d’un coefficient d’abondance-dominance par rapport à cette époque.

 

La garance voyageuse (Rubia peregrina) est ici aussi abondante qu’en 2011. 

 

Les ronces (Rubus sp.) restent ici moins abondantes qu’en 2011 : elles sont dotées du coefficient d’abondance-dominance immédiatement inférieur à celui qu’elles avaient en 2011.

 

Contrairement aux trois carrés permanents précédents, la fougère aigle (Pteridium aquilinum) est moins abondante ici qu’en 2011 : elle a régressé de deux coefficients d’abondance-dominance par rapport à cette époque.

 

Malgré la fermeture du milieu, le géranium sanguin (Geranium sanguineum) reste ici plus abondant qu’initialement avant toute intervention : il a progressé d’un coefficient d’abondance-dominance par rapport à 2011.

 

 

3.5. CARRE PERMANENT N°5

Le carré permanent n°5 a été implanté en juin 2012 au sein d’une très belle population de trèfle raide (Trifolium strictum) située en bordure d’un chemin arrière-dunaire. Il est destiné au suivi de cette espèce protégée en ex-Basse-Normandie. Actuellement, la Grande Île de Chausey serait la seule localité d’ex-Basse-Normandie où cette espèce subsisterait encore (C. ZAMBETTAKIS et M. PROVOST, 2009).

La végétation de ce carré permanent et une bande attenante ont été coupées fin octobre 2012, fin juillet 2013 et en septembre de 2014 à 2017. L’étude de ce carré permanent chaque année est destinée à suivre la dynamique du trèfle raide (Trifolium strictum).

Aux printemps 2014 et 2016, la végétation de ce carré permanent a été accidentellement gyrobroyée peu de temps avant son étude.

 

 

Date  du relevé

06/06

2012

06/06

2013

04/06

2014

03/06

2015

08/06

2016

29/05

2017

07/06

2018

Surface : 4 m x 2 m

 

 

 

 

 

 

 

Recouvrement total

99 %

100 %

100 % (a)

100 %

100 %

(a)

99 %

 

99 %

 

Hauteur moyenne

7 cm

15 cm

4 cm

12 cm

5 cm

7 cm

15 cm

Hauteur maximum

55 cm

98 cm

22 cm

60 cm

21 cm

81 cm

108 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

Trifolium strictum

Nombre de tiges

2

(b)

1

71

1

195

2

578

 

(b)

1

121

1

275

Dactylis glomerata

2

2

2

2

1

2

2

Plantago lanceolata

2

2

2

2

2

2

2

Poterium sanguisorba (Sanguisorba minor)

2

2

1

2

2

2

2

Galium cf. verum (c)

2

2

1

2

2

3

2

Trifolium striatum

2

1

1